Déclaration de Martin Van Creveld

J'ai relu les 863 pages de l'édition allemande De la guerre, de Clausewitz, et je me suis rendu compte que le mot «femme» n'y apparaît pas une seule fois. Comment écrire sur la guerre, phénomène humain d'une importance gigantesque, en donnant l'impression qu'il n'y a pas de femmes sur Terre ? Jusqu'en 1990, dans mes livres, non plus, vous ne trouviez pas le mot «femme». Dans la Transformation de la guerre, j'ai voulu écrire l'histoire de la guerre avec le postulat que les femmes sont importantes. Les féministes ont beaucoup écrit sur les possibilités d'actions des femmes dans la guerre : est-ce que les femmes peuvent faire aussi bien que les hommes ? Dans cette polémique, il y a celles qui pensent qu'elles sont des hommes de cinquième catégorie, qu'elles ne peuvent remplir aucun rôle, et celles qui pensent qu'elles sont des hommes de première catégorie et qu'elles sont capables de tout. Moi, j'ai voulu écrire sur les femmes, non comme des substituts aux hommes, mais comme des femmes, sur ce qu'elles pouvaient faire en tant que femmes.
Certes, mais en partant quand même du postulat que les femmes sont «différentes» des hommes, ce que certaines d'entre elles réfutent aujourd'hui.
Oui, mais souvenez-vous de Platon qui écrivait dans la République : «Les femmes ressemblent aux hommes en certains points et sont différentes en d'autres points.» Cette différence est plus grande qu'on ne veut l'imaginer ; la grandeur des femmes ne se dévoilera pas par leur désir d'imiter les hommes. Au contraire. J'appartiens au domaine de la stratégie : la pire chose, la plus stupide, que vous pouvez faire en stratégie, c'est de jouer dans la stratégie de l'ennemi. Dans la guerre comme dans le sport, vous serez battu. Pour gagner, il faut trouver un terrain sur lequel vous avez l'avantage. Et une grande partie des féministes fait exactement le contraire...
Ce qui signifie qu'elles n'ont pas compris ce que les guérilleros ont compris : lorsque vous combattez une armée puissante, vous utilisez les moyens en votre faveur...
Exactement. Et si votre adversaire joue bien au basket, vous le défierez au volley ou au football...
Que pensez-vous du phénomène des femmes kamikazes qui sévit en Israël ?
Lorsqu'une des parties est bien plus forte que l'autre, la partie la plus faible peut incorporer des femmes dans ses rangs, sans bafouer l'honneur des hommes. A ma connaissance, la deuxième Intifada constitue sans doute la première fois dans l'Histoire où des femmes se suicident. Cela démontre les abîmes de désespoir vers lesquels nous avons poussé les Palestiniens et la motivation qui en est née... Au demeurant, ma professeur de grec me racontait que, lorsqu'elle était plus jeune et plus belle, elle passait des grenades cachées sur sa poitrine pour la Hagana (3)...
Pourquoi, dans les guerres ouvertes, il n'y a pas ou presque pas de femmes hormis dans des rôles secondaires, administratifs ou sanitaires , et dans des insurrections, des guerres d'indépendance, de résistance, de révolutions, il y a beaucoup de femmes, où, semble-t-il, elles occupent 15 % des rôles?
Il fut un temps dans l'Histoire où tout le monde s'accordait à dire que les hommes étaient plus forts que les femmes (le féminisme a décidé que non). D'abord d'un point de vue physique. Ensuite, au niveau de l'agressivité : il faut beaucoup d'hormones pour surmonter l'infériorité physique : il y a bien sûr des exceptions, des Margaret Thatcher et des hommes qui vivent sous la botte des femmes. Mais il suffit de regarder les statistiques : les femmes sont le sexe faible. Si la guerre était une activité rationnelle, on prendrait les hommes et les femmes les plus forts, et en avant ! Mais, pour les hommes, se battre contre des femmes est une humiliation. Comme en sport. Si on faisait jouer des hommes contre des femmes au football, les hommes gagneraient facilement, et ce ne serait pas équitable : les hommes ont 20 kg de plus, plus de muscles, moins de graisse, etc. Dans un tel match, que les hommes l'emportent ou s'inclinent, ils sortiraient... battus. C'est une situation de «perdant-perdant». C'est la raison principale de l'absence de femmes dans la guerre : leur présence serait une terrible humiliation pour les hommes.
 
Tout de même, Tsahal a intégré en grand nombre les femmes et leur a donné un véritable élan...
 
C'est une légende!Cela participe plus de la présence de femmes sur les photos, les Uzis collés à la poitrine, que de la réalité. Seul Freud peut expliquer cela, ces fables, histoires, jeux vidéo (Lara Croft) avec pour héroïnes des femmes combattantes, parfois avec des poitrines si énormes qu'elles tiennent à peine debout : l'association d'une poitrine et d'une arme atteint très profondément l'âme masculine. Ça nous émeut, et je ne saurais dire pourquoi...
 
Peut-être que le «machisme» en Israël, dans la vie civile, sur les routes, dans les relations sociales ne viendrait pas de la situation du pays, mais de la place qu'y tient l'armée...
 
Cela est vrai. Cette place est grande. Autrefois, cela faisait partie de l'idéologie sioniste. L'un des principaux objectifs du sionisme était de créer un «nouveau Juif». Max Nordau, l'ami de Théodore Herzl, le père du sionisme politique, appelait cela le «judaïsme musculaire». Nous voulions créer un juif costaud, agressif, combattant, «un génie généreux et cruel». Puis on s'est posé la «question de la femme» : comment fait-on participer les femmes à ce mouvement ? Il y eut, dans les années 20, 30 et 40, des discussions sans fin à ce sujet. Quelle est exactement la place des femmes dans cette «espèce géniale, généreuse et cruelle» ? Il y a peu encore, on pensait avoir réussi.
 
Or il ne se passe pas une semaine sans qu'un de mes étudiants, homme, ne vienne me voir, les larmes aux yeux, et me dise : «Je vais effectuer ma période de réserve à Gaza. Je ne pourrai donc pas assister aux cours. J'espère revenir dans un mois.» En trente ans d'enseignement, pas une femme n'est venue me dire cela; tout simplement, parce qu'elles n'ont pas à effectuer de périodes de réserve.
 
Tout le féminisme, y compris au sein de l'armée, est une conséquence directe de l'absence de guerres. Les femmes veulent intégrer l'armée, non pas pour faire la guerre, mais parce que c'est un lieu de travail confortable, ainsi en est-il aux Etats-Unis où l'armée fourmille de mères monoparentales, où on leur fournit un emploi de 9 heures à 17 heures, une maison, une assurance médicale, une éducation aux enfants. Dans quel autre organisme pourraient-elles obtenir de telles conditions ? En vérité, on peut dire que les suicides des kamikazes palestiniennes incarnent le féminisme à son paroxysme, et que la société palestinienne, arabe, musul mane, «rétrograde», «répressive», est bien plus féministe que toutes les sociétés occidentales réunies...
 
D'autres articles sur sont site http://www.martin-van-creveld.com/?tag=women
 
Nous sommes pas contre l'emploi des femmes dans les forces armées  toutefois ils existent des différences entre hommes et femmes :

Les différences physiques peuvent ête expliquée " Le dimorphisme sexuel existe bel et bien dans l'espèce humaine. Les hommes sont en moyenne plus grands (de 10 cm), plus lourds (d'une dizaine de kilos) et plus forts (ils possèdent une masse musculaire nettement supérieure et une moindre masse graisseuse que les femmes, notamment sous l'effet anabolisant des androgènes). La force physique allant de pair avec la masse musculaire, la taille et le poids, la force isométrique maximale (moyenne de 25 groupes musculaires) de la femme moyenne ne représente que 60% de la force isométrique maximale de l'homme moyen (source Traité de physiologie de l'exercice et du sport, éditions Masson, 2002). Ces différences sont par ailleurs plus importantes pour les muscles du haut du corps (bras, épaules) que pour les muscles des jambes. "

Un autre lien http://www.utsandieg...-2016-deadline/

Sur le site de l'armée isarélienne :

Depuis plusieurs années, les soldates sont également acceptées dans la formation de pilotes. Au cours de l’examen d’entrée, garçons et filles sont séparés. "Les soldates passent exactement les mêmes examens que les soldats. Seront acceptés uniquement ceux qui le méritent", explique le lieutenant-colonel.

"Il ne s’agit pas seulement des capacités physiques des candidats mais également de leur capacités mentales. Ici, hommes et femmes réagissent différemment. Leurs réactions ne sont pas meilleures ou pires, elles sont tout simplement différentes."

 

D'après le  7 rapport du haut comité d'avaluation de la condition militaire  LES FEMMES DANS LES FORCES ARMÉES FRANÇAISES  Document 02pdfDocument 02pdf (190.42 Ko)
- Les dispositions applicables à la société civile en matière d’égalité entre femmes et hommes ne peuvent être calquées telles quelles à l’institution militaire, en raison même des missions des forces armées
- Le Haut Comité considère que, compte tenu de la nature de leur engagement et de la spécificité de leur métier, les militaires ne peuvent se voir tout simplement transposer les règles et comportements de pratique professionnelle en vigueur dans l’ensemble de la société. Les exigences opérationnelles doivent être placées en amont de toute réflexion sur la transposition de ces règles professionnelles par la communauté militaire. En conséquence la parité, au sens strict et mathématique du terme, entre femmes et hommes ne peut pas constituer un objectif applicable dans l’institution militaire.
- A la question globalement êtes-vous satisfait de vos conditions de travail 75 % des femmes et 62 % des hommes répondent de manières affirmative
 
- Condition d'avancement plus rapide dans certain cas pour les femmes que pour les hommes (par exemple sous officiers et officiers mariniers)
- Les femmes sont près de deux fois plus recrutées que les hommes comme officier sous contrat le niveau exigée étant le plus élevé
 
Ils semblerait que forcesoperations se mettent aux garde-à-vous féministe ?
En 1982 l’École Spéciale Militaire de Saint-Cyr et l’École Militaire InterArmes à Coëtquidan sont encore fermées aux femmes
Le "encore fermées aux femmes" peut être traduit par pas adapté (barême, évaluation, épreuve, normes dites "égalité",...)
 
Si elle a accepté de parler d’elle aujourd’hui c’est pour montrer la voie aux jeunes femmes qui seraient tentées par l’aventure de l’armée de terre mais qui se demandent si les femmes peuvent y trouver leur place.
Les objectifs de féminisations pour l'armée de terre sont mis en oeuvre les normes égalité par spécialités, fonction, évaluation, barême,épreuve physique sont mis en oeuvre
 
D’après l’OTAN3 la France est le sixième pays avec le taux le plus haut de femmes d’actives dans ses forces armées (15,2%), devancée par la Hongrie (20,2%), la Lettonie (16,2%) la Slovénie (16,1%) la Grèce et les Etats-Unis ex-aeqo (15,5%).
Chiffres: Ministère de la Défense
L'objectif et de 20 % pour la France, les objectifs par armées sont et spécialités c'est l'armée de terre qui va être la plus ciblé un taux de féminisation de 10 % avec des épreuves différentes, actions sociales spécifiques (comme pour les autres armées. Les forces armées sont un bastion masculin (comme d'autres cibles ingénieur, numérique, informatique,...) il faut augmenter le nombre de femmes et on parle en matière de pourcentage le fait qu'une femme n'est pas la même évaluation qu'un homme pour la même unité/fonction ne pose pas un problème, ce n'est pas une discrimination directe ou indirecte car l'important et de ramener l'égalité à femme et parité. Pour l'armée de terre, les armes ont des objectifs de féminisation l'infanterie et l'arme blindée ont des pourcentages de femme bas "l'égalité de féministes" vont corriger ces données avec les méthodes et l'argumentaire habituel le "sens distinction de genre" et le "aucune différence" qui se traduit par du "pour femme". Un autre exemple la part de fusilier-marin et inférieur à 3 % la signature par le ministère de la défense de charte dit "égalité" (représentation, égalitarisme, nomination, discrimination,...),  l'oblige à prendre des mesures pour augmenter le pourcentage de femme et dire ensuite "égalité"
 

Pierre Arnaud, chargé de missions, Direction des ressources humaines du ministère de la Défense explique que : « La représentation des femmes par métier est similaire à ce que l’on observe sur les emplois civils. Les spécialités liées au soutien sont les plus féminisées. En effet le taux de féminisation est de 40% pour la gestion des ressources humaines. A l’inverse en ce qui concerne les spécialités opérationnelles, les femmes ne représentent que 3% des effectifs. Quant au taux de féminisation des unités engagées en opérations extérieures, il est de 8% en 2016, soit 1 500 individus. »

Il ajoute qu’en 2016, « on comptait 30 femmes officiers générales, hors les contrôleuses générales. Cinq femmes seront promues en 2017. L’objectif est d’atteindre 7 % de femmes officiers généraux en 2019 ».

Pour les forces armées le mode d'intégration des femmes amène de nombreux débats ceux qui émettent des critiques négatives sont qualifié de sexiste  outre les normes féministes, c'est celles de l'égalité de doits, l'équité entre homme et femme, l'impact négatif d'une féminisation, l'évaluation des changements imposés qui mérite d'être discuté.

 

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2017/03/13/l-armee-de-terre-lance-5-evenements-en-region-et-diffuse-un-17777.html

"Soldat est un métier qui n’est pas fait pour les femmes selon 23% des jeunes,"

Une fois de plus nous voyons dans cette enquête le fait que ce métier d'après les questions de ce sondage n'est pas fait par les femmes l'interprétation et que des personnes sont contre les femmes ou l'égalité. Par contre si nous avions des sondages plus neutres, ou on donnerait des informations sur le comment on obtient l'égalité dans un domaine professionnel ou éducatif , l'armée qui est un bon exemple pour illustrer la pensée féministe,  un militaire homme ne passe pas les mêmes critères et barèmes qu'une femme pour la même unité sans compter que pour les femmes il y a les adaptations, les normes égalité (représentation, quota, pourcentage,...) . Nous pouvons en déduire facilement que si les personnes avaient toutes les données sur "l'égalité" féministe nous verrions beaucoup de changements dans les organisations, nombre et pourcentage.

Nous avons mis une vidéo l'homme intervenant et monsieur  Raz Sagi, un colonel retraité qui a déjà publié une abondante documentation sur le sujet, malgré la chape de silence officiel sur l'essentiel des données pertinentes, un problème courant dans l'armée israélienne