Nous avons récemment eu l'occasion de lire deux articles un sur une conférence à Stockholm et un autre sur une campagne de la fondation des femmes. Dans les deux articles l'enjeu et redéfinir les garçons et les hommes c'est le fruit d'organisation, de politique et de féministe qui oeuvrent pour une "égalité" il s'agit d'imposer tous une série de normes totalement contradictoire un égalitarisme sexué, une représentation de sexe, de la discrimination masculine législative subventionnée et de sensibilisation, l'homme ne serait pas adapté ou moderne,... . Nous souhaitons rappeler que le fait d'être contre des normes "égalité" c'est-à-dire parité, quota sexué, action de féminisation vous êtes sexiste et contre l'égalité toutefois une égalité de droit et différent de celles de la représentation. Pour nous le féministe applique ce qu'elle condamne en plus comme tout idéologie elles sont obligées de continuer dans leur aveuglement elles n'ont aucune flexibilité obligée de tous contrôler et de rendre obligatoire leur doctrine s'effondrent sans contrôle. Nous avons déjà eu l'occasion de parler de leurs mesure et idéologie dans nos différentes rubriques :

Education  Economie / Entreprises  Discrimination / Genre  Société / Masculinité

Un article que nous avons récemment rajouté avait comme titre :  "The war on men"

https://fabiusmaximus.com/2018/05/07/the-war-on-men/

 

http://www.lemonde.fr/europe/article/2018/05/17/a-stockholm-une-conference-contre-la-masculinite-toxique_5300101_3214.html#xtor=AL-32280539

A Stockholm, une conférence contre la « masculinité toxique »

Pendant deux jours, élus, institutions et ONG ont discuté du rôle des garçons et des hommes dans la lutte pour l’égalité entre les sexes, exigeant une redéfinition de la masculinité.


On ne naît pas homme, on le devient ». C’est avec ces mots, paraphrasant Simone de Beauvoir, que Nathan Hamelberg de l’ONG suédoise « Män för jämställdhet » (Les hommes pour l’égalité) lance la vidéo produite pour la « machofabriken » (l’usine à macho). Le nom de l’atelier, proposé aux écoles suédoises, est trompeur : il ne s’agit pas de créer des mâles, des vrais, mais de lutter contre les normes et stéréotypes de genre. Sur le grand écran, un homme en caleçon apparaît au bout d’un tapis roulant. Il ramasse les briques arrivant vers lui, pour construire quatre murs l’emprisonnant. Sur chacune, un mot : « agressif », « compétitif », « décidé », « fort », « sportif », « transpirant »

Dans la salle, mercredi 16 mai, des élus, fonctionnaires et activistes, rassemblés à Stockholm dans le cadre de la quatrième Conférence internationale sur les hommes et l’égalité des chances (ICMEO). Au programme : comment impliquer les garçons et les hommes dans la lutte pour l’égalité entre les sexes, mais aussi la transformation des normes de genre et notamment de la masculinité.

Les femmes, pas les seules victimes

Le sujet est sensible. Le mouvement #metoo a certes « rompu le silence de l’impunité » et « contesté la notion fondamentale de ce qu’être un homme veut dire », estime Lopa Banerjee, du programme « Un Women ». Mais il complique aussi les choses, remarque Ben Hurst, de l’association britannique « Good lad initiative » :


Pourtant, les femmes ne sont pas les seules victimes de cette masculinité dite « toxique », définie dès la naissance par des normes et des préjugés, voulant qu’un homme « ait toujours le contrôle de la situation, n’ait jamais besoin d’aide, ni d’amis proches, aime plus le sexe que les femmes », résume Gary Barker, président de l’ONG Promundo aux États-Unis et cofondateur de l’organisation « Men engage », rassemblant 700 associations dans 80 pays – aucune en France.

Une étude suédoise a montré que les garçons soutenant ce type d’assertion avaient quatre fois plus de risques d’être violents. Une autre indique que les garçons exposés à la violence en grandissant ont entre 2,5 et trois fois plus de risques d’être violents contre les femmes étant adultes. « C’est la preuve qu’il ne suffit pas de se débarrasser des Harvey Weinstein, il faut faire de la prévention », assure Gary Baker.

Il énumère : 70 % des suicidés dans le monde sont des hommes ; ils représentent aux États-Unis deux tiers des victimes d’overdose opiacée, « pas parce que leurs corps sont moins résistants que ceux des femmes, mais parce qu’ils se shootent seuls, car lorsqu’ils n’atteignent pas un certain idéal de la masculinité, ils s’isolent » ; leur espérance de vie est de six ans plus courte que celle des femmes…


Une cinquantaine de groupes de discussion

Autant de raisons d’agir. D’ailleurs, beaucoup de jeunes ne se reconnaissent pas dans cette masculinité, affirme Ben Hurst : « Ils se sentent aliénés par les normes de genre et les attentes qui pèsent sur les épaules. » En Suède, #metoo a ouvert les vannes. Depuis l’automne 2017, une cinquantaine de groupes de discussion pour hommes se sont créés.

« Le problème est que nous savons très bien nous adresser aux hommes progressifs qui sont prêts à entendre notre message, mais nous avons beaucoup plus de mal à discuter avec ceux qui se sentent menacés par ce que nous disons », note Gary Baker. Aux États-Unis, son ONG a donc choisi de mettre en avant la question de la santé mentale des hommes, plutôt que de discuter de front la nécessité de redéfinir les normes de la masculinité.

 

Supprimer les normes

Les élèves de primaire regardent un film : un garçon, affectionnant robes et petits poneys, devient la tête de Turc des enfants de son école, de leurs parents, des enseignants ; son père ne le comprend pas ; ses parents se disputent de plus en plus violemment, jusqu’au jour où le père s’habille en robe lui aussi pour aller le chercher à l’école. Mantha Kasagianni, coordinatrice du projet, reconnaît que certains enseignants sont sceptiques : « Nous parlons longuement avec eux et si certains choisissent de ne pas montrer le film à leur classe, mais quand ils voient la qualité des discussions qu’il déclenche, ils finissent souvent par changer d’avis. »

À l’idée même qu’on veuille « transformer les hommes en femmes », évoquée souvent par les opposants à une discussion sur la masculinité, Gary Baker s’esclaffe : « Je ne crois pas que ce soit jamais arrivé ! » Et d’ajouter : « On veut que les hommes prennent en charge la moitié des tâches ménagères. Ça ne m’empêche pas d’essayer de séduire une femme ou de lui proposer d’avoir une relation sexuelle. Mais ma masculinité n’est pas menacée si c’est elle qui propose, me tient la porte ou paie au restaurant. »


L’essentiel étant que chacun puisse devenir celui qu’il a envie d’être, ajoute Ben Hurst : « On nous accuse de vouloir faire en sorte que tout le monde soit pareil. Au contaire. Si on supprime les normes, les gens pourront être différents. »

 

 

http://www.leparisien.fr/societe/tuserasunhommemonfils-une-campagne-pour-ne-pas-en-faire-un-macho-29-05-2018-7742571.php#xtor=AD-32280599

La Fondation des Femmes lance ce mercredi une campagne que nous dévoilons en exclusivité. Objectif : inciter les familles à ne pas transmettre des comportements sexistes à leurs garçons.

Alors que les réseaux sociaux bruissent encore des hashtag #MeeToo et #BalanceTonPorc, l’heure est venue de se poser la question : « Et maintenant ? » Pour la Fondation des Femmes, certes, il faut continuer à soutenir financièrement les associations de terrain qui accompagnent les femmes victimes de violences, mais il est temps, aussi, d’intervenir en amont, dès l’éducation des enfants, et en particulier auprès des jeunes garçons.

Plein phare sur la prévention donc pour que les hommes de demain soient pleinement acteurs du combat pour l’égalité. C’est tout le sujet de la campagne inédite lancée ce mercredi par la Fondation, sous l’intitulé #TuSerasUnHommeMonFils.

Mais avec mon petit gars, je fais comment ?

Laissez-les pleurer

Attention : compter sur les jeunes générations, censées être moins impactées par les stéréotypes, pour les faire disparaître naturellement, serait se tromper. C’est ce qui apparaît dans l’étude Kantar pour la Fondation des Femmes que nous révélons.

En effet, à la question « Etre un homme, c’est… », 44 % répondent « être le meilleur » et 20 % (dont 37 % chez les hommes de moins de 35 ans) « ne pas pleurer ». « L’étude montre que les jeunes ne sont pas exempts de stéréotypes de genre. Non, on ne peut pas dire : le machisme, c’est un truc de vieux », analyse Emmanuel Rivière, directeur général France de Kantar Public.

Or, un garçon a le droit de ne pas subir le poids de la performance, d’être triste et de pleurer. On oublie donc l’injonction « arrête de chialer, on dirait une fille » qui revient à dire finalement : « Les filles, elles, ont le droit car elles sont faibles et fragiles. » « Ce sont des codes de la virilité qui sont encore présents dans l’éducation. C’est pour cette raison que le cœur de cette campagne vise la transmission Père-Fils », explique Maxime Ruszniewski, cofondateur de la Fondation des Femmes.

Il veut faire de la danse ? Et alors ?

Les jeux n’ont pas de sexe. Des jeux pour les garçons, des jeux pour les filles, c’est non ! « Les parents, et la société dans son ensemble, établissent depuis le plus jeune âge des rôles, des attributions, des compétences pour les garçons et les filles. Il faut laisser les enfants être eux-mêmes. Elle veut faire de la boxe ? C’est d’accord. Il veut faire de la danse ? Laissons-le faire de la danse », exhorte le docteur Gilles Lazimi, membre du Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes.

Et les livres du petit ? Ceux qu’il dévore avec son super-héros favori. Si on lui glissait, dans sa bibliothèque, des livres avec des super-héroïnes ? Il en existe, même s’ils sont encore peu nombreux. Selon le médecin, dans 10 % des ouvrages seulement les filles y ont un rôle important et pas celui de leader. Elles occupent en effet le plus souvent celui de la petite amie ou de la muse.

Gilles Lazimi tient d’ailleurs le même raisonnement sur le choix des couleurs de vêtements par exemple. A bas la tyrannie du rose pour les filles et le bleu pour les garçons ! Laissons les décider.

Indignez-vous contre le sexisme devant lui

« Oui, il faut systématiquement intervenir si son garçon fait une blague sexiste et surtout, s’empêcher de le faire. Il faut être exemplaire. La famille est le premier lieu d’apprentissage pour l’enfant. Si papa regarde tranquillement la télé pendant que maman fait toutes les tâches ménagères, ça ne va pas. La violence comme le sexisme, ça se transmet », prévient encore le Gilles Lazimi.

La campagne de la Fondation des Femmes n’est autre qu’une réécriture du poème de Kipling, « Tu seras un homme, mon fils »,

qu’il écrivit en 1909 à l’attention de son unique fils, John, 13 ans. Récitées par le rappeur Oxmo Puccino, d’autres strophes viennent donner au célèbre poème une sonorité « post Weinstein ».

Extrait : « Si au lieu de t’emporter tu sais respecter, écouter et changer. Si tu sais soutenir sans vouloir dominer, que tu peux être fort sans être violent. Si tu es capable de regarder une femme sans qu’elle n’ait à craindre ton regard. Tu seras un homme, mon fils. » Le docteur Lazimi propose aussi un autre vers : et si tu sais partager l’espace dans la cour de récré où les filles sont reléguées en périphérie pendant que tu joues au foot…