Nous avons appris que l'on envisagé de modifier le premier paragraphe de la constitution la nouvelle phrase serait : «Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction de sexe, d'origine, de race ou de religion.». Dans l'article ci dissous nous avons l'explication féministe cependant nous pouvons rajouter que le sans "distinction de sexe" comme les "droits égaux" sont des revendications féministes, tout comme  le poste secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes qui soutiennent un égalitarisme de sexe tout comme la discrimination de sexe dans leur vision sociétale, il suffit de connaître un minimum leur action, leur loi, doctrine,... . De nombreux éléments sont disponibles sur le site (un exemple :La discrimination contre les hommes)

 

Voici l'article sur le changement de la constitution :

Lors de son audition, jeudi 20 juillet 2017, devant la délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes du Sénat, Mme Marlène Schiappa, secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, a apporté son soutien à la proposition de loi constitutionnelle qui vise à inscrire le principe d'égalité devant la loi sans distinction de sexe.

Cette proposition de loi constitutionnelle avait été déposée le 8 mars 2017, Journée internationale des droits de la femme, par des sénateurs et des sénatrices (Centristes, Les Républicains, Radicaux, Socialistes, Communistes) de la délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes. Ce texte pourrait être adopté à l'occasion d'une révision constitutionnelle plus large.

Dans l'unique article de cette proposition de loi les signataires souhaitent modifier l'article 1er de la Constitution dont le premier alinéa est rédigé ainsi: «La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée». La deuxième phrase de cet alinéa deviendrait: «Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction de sexe, d'origine, de race ou de religion.»

Les auteurs de cette proposition de loi expliquent que, s'agissant de l'égalité entre femmes et hommes, renvoyer au Préambule de la Constitution de 1946 (qui fait partie du bloc de constitutionnalité) ne suffit plus. Si ce Préambule qui dispose que «la loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l'homme» était, au lendemain de la guerre, une avancée très importante, il leur apparaît aujourd'hui, de par sa formulation, comme «un rattrapage de droits» qui, de ce fait, maintient présente dans notre Constitution le caractère second des droits accordés aux femmes. Cette formulation serait la trace du fait historique que l'égalité hommes/femmes hier n'allait pas de soi. D'où la nécessité de l'effacer en modifiant la Constitution. Se refuser à le faire serait accepter peu ou prou de rester prisonnier ou complice d'une idéologie sexiste qui, selon la terminologie de Simone de Beauvoir, fait de la femme le «deuxième sexe», le sexe inférieur. Ayant estimé que la formulation était «perfectible», nos auteurs entendent donc la parfaire.

Est-il sûr que la nouvelle rédaction soit plus pertinente que celle des constituants de 1958?

Vouloir écrire que la France est une République qui «assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction de sexe...», c'est s'offusquer - à tort, on va le voir - de ce masculin pluriel et vouloir le dénoncer. Ne serait-il pas l'irréfutable preuve, pour les membres de la délégation aux droits des femmes signataires de la proposition de loi, que notre langue est misogyne, phallocrate et qu'elle alimente le machisme de notre société? D'ailleurs Emmanuel Macron n'a cessé durant toute la campagne présidentielle de nous montrer le droit chemin en se montrant l'irréprochable ami des femmes. Il a veillé avec une extrême «bienveillance» à ne jamais oublier d'associer sans distinction «toutes celles et tous ceux» dont il briguait «en même temps» les suffrages.

Or, que disons-nous quand nous disons «tous les citoyens»? Que désigne ce masculin? Si, parce qu'il est masculin, il désigne les seuls citoyens de sexe masculin, ajouter, comme le proposent les membres de cette délégation, «sans distinction de sexe» n'a aucun sens, chacun en conviendra (chacune et chacun en conviendront?).

Depuis que Pierre Mauroy a mis en place le 29 février 1984 une commission de terminologie «chargée d'étudier la féminisation des titres et des fonctions et, d'une manière générale, le vocabulaire concernant les activités des femmes», nombre de nos politiques ne sont ni à une démagogie ni à un contresens près et pataugent dans des aberrations linguistiques. Que n'ont-ils fait l'effort de lire la déclaration de l'Académie Française du 14 juin 1984 que rédigèrent Georges Dumézil et Claude Lévi-Strauss: «On peut craindre que, ainsi définie, la tâche assignée à cette commission ne procède d'un contresens sur la notion de genre grammatical, et qu'elle ne débouche sur des propositions contraires à l'esprit de la langue. Il convient en effet de rappeler qu'en français comme dans les autres langues indo-européennes, aucun rapport d'équivalence n'existe entre le genre grammatical et le genre naturel. Le français connaît deux genres, traditionnellement dénommés «masculin» et «féminin». Ces vocables hérités de l'ancienne grammaire sont impropres. Le seul moyen satisfaisant de définir les genres du français eu égard à leur fonctionnement réel consiste à les distinguer en genres respectivement marqué et non marqué».

Pourquoi Emmanuel Macron a-t-il confondu durant toute la campagne présidentielle le genre grammatical et le genre naturel? Pourquoi ne l'a-t-on pas corrigé de ce tic démagogique en lui mettant sous les yeux la déclaration de Georges Dumézil et Claude Lévi-Strauss: «Le genre dit couramment «masculin», écrivent nos deux éminents académiciens, est le genre non marqué, qu'on peut appeler aussi extensif en ce sens qu'il a capacité à représenter à lui seul les éléments relevant de l'un et l'autre genre. Quand on dit «tous les hommes sont mortels», «cette ville compte 20 000 habitants», «tous les candidats ont été reçus à l'examen», etc., le genre non marqué désigne indifféremment des hommes ou des femmes. Son emploi signifie que, dans le cas considéré, l'opposition des sexes n'est pas pertinente et qu'on peut donc les confondre».

Que feront nos parlementaires pour éviter l'aberration d'une proposition de loi qui vise à remédier au machisme imaginaire du groupe nominal «tous les citoyens» en ajoutant «sans distinction de sexe»? Décideront-ils (et/ou elles) d'être, comme le fidèle Christophe Castaner, la voix de son maître et de revoir leur copie en proposant d'écrire: «Elle (la France) assure l'égalité devant la loi de toutes les citoyennes et tous les citoyens…»? Chacun conviendra (chacune et chacun conviendront?) qu'il n'est alors plus besoin d'ajouter «sans distinction de sexe».

Au fait, de quel droit l'effigie de notre République, une et indivisible, est-elle une femme?

http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2017/08/03/31001-20170803ARTFIG00162-demain-celles-et-ceux-grave-dans-la-constitution.php

 

La volonté de changer la constitution se poursuit  :

https://www.causeur.fr/fraternite-hce-constitution-adelphite-150696

http://haut-conseil-egalite.gouv.fr/IMG/pdf/hce_rapport_constitution-garante-v4.pdf

Nous n'avons pas fait de commentaire nos positions on déjà était communiquer et cette "égalité" nous connaissons ses postures et son idéologie. Quelques extraits du rapport féministe :

Recommandation n°4 :

à l’instar de ce qu’a récemment fait le Canada en remplaçant « thy sons » (« tes fils ») par « all of us » (« nous tou.te.s ») dans son hymne national

Ce rapport a été rédigé conformément aux recommandations relatives à l’usage du féminin et du masculin du Guide pratique pour une communication publique sans stéréotype de sexe (HCE, 2015).

Recommandation n°1 : Consacrer l’égalité entre les femmes et les hommes dans la Constitution, en rédigeant ainsi l’alinéa 1 de l’article 1 : « Elle assure l’égalité devant la loi de toutes les citoyennes et tous les citoyens sans distinction de sexe, d’origine, de race ou de religion, sans préjudice des mesures prévoyant des avantages spécifiques destinés à assurer concrètement une pleine égalité ou à compenser des désavantages subis par le sexe sous représenté ou discriminé. »

Recommandation n°3 : Recourir à une écriture égalitaire, afin que la Constitution s’adresse autant aux femmes qu’aux hommes et les concerne également, en utilisant selon la forme la plus adaptée :

soit la double flexion (« les ambassadeurs et ambassadrices »)

soit des termes épicène ou englobant (« l’électorat »)

soit le point médian (« les député.e.s »)

Recommandation n°5 : Garantir le partage du pouvoir (partage réel des postes et également des responsabilités) entre les femmes et les hommes dans toutes organisations politiques, professionnelles et sociales, en modifiant l’alinéa 2 de l’article 1 ainsi : « La loi favorise garantit l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives et favorise le partage à égalité entre les femmes et les hommes des ainsi qu’aux responsabilités politiques, professionnelles et sociales. »

Recommandation n°6 : Garantir un réel partage du pouvoir entre les femmes et les hommes pour chacune des nominations prévues par la Constitution, en précisant pour chaque article prévoyant des nominations que « L’écart entre le nombre de femmes et d’hommes nommé.e.s ne doit pas être supérieur à un » (telle que la nomination du Gouvernement prévue à l’article 8 ; les nominations des préfètes et des préfets ou celle des ambassadeurs et des ambassadrices à l’article 13 ; les nominations des membres du Conseil Constitutionnel à l’article 56 ; ainsi qu’aux articles 25, 46, 45, 51-2, 65, 71, 71-1 et 88-4).

Recommandation 09 : Reconnaître le principe de la budgétisation sensible au genre, à l’instar de la Constitution autrichienne, en : w Ajoutant à l’article 20, après « Il dispose de l’administration et de la force armée. », la phrase « Il vise l’égalité des femmes et des hommes dans sa gestion budgétaire »

Ajoutant avant le dernier alinéa de l’article 34 : « Les lois de finances, les lois de financement de la sécurité sociale, et les lois de programmation s’inscrivent dans l’objectif d’égalité entre les femmes et les hommes. »

Ajoutant à l’article 40, après « soit la création ou l’aggravation d’une charge publique », la phrase « sauf si ces derniers visent l’égalité entre les femmes et les hommes »

Ajoutant à l’alinéa 1 de l’article 72-2, après « Les collectivités territoriales bénéficient de ressources dont elles peuvent disposer librement dans les conditions fixées par la loi » les mots : « et en visant l’égalité des femmes et des hommes dans leur gestion budgétaire »

Du droit de vote des femmes aux lois dites de parité :

8 juillet 1999 : Révision constitutionnelle Il est ajouté à l’article 3 que la loi « favorise l’égal accès des hommes et des femmes aux mandats électoraux et aux fonctions électives », et précisé dans l’article 4 que « les partis et groupements politiques contribuent à la mise en oeuvre de ce principe »

23 juillet 2008 : Révision constitutionnelle L’article 1er de la Constitution est modifié : il dispose désormais que « la loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales »

 

Le préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 : une vision sexiste de l’égalité entre les femmes et les hommes

1. Des droits similaires à ceux des hommes sont prévus pour les femmes : l’alinéa 3 mentionne en effet que

« La loi garantit à la femme, dans tous les domaines, des droits égaux à ceux de l'homme ». Les droits des femmes sont construits à partir de ceux des hommes, et les femmes y sont ainsi reconnues comme le second sexe.

 

La loi constitutionnelle n°99-569 du 8 juillet 1999 relative à l'égalité entre les femmes et les hommes a modifié la Constitution afin de favoriser l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives. Par une décision du 18 novembre 1982, le Conseil Constitutionnel avait estimé que les règles et principes applicables à la représentation politique interdisaient toute distinction entre les hommes et les femmes, rendant constitutionnellement impossible la mise en oeuvre de dispositifs paritaires en matière électorale. Afin de surmonter cet obstacle, le gouvernement de Lionel JOSPIN présente un projet de loi constitutionnelle en 1999, afin de concilier le caractère indivisible et universel de la souveraineté nationale et l’objectif d’un égal accès des femmes et des hommes aux mandats et fonctions électorales11. La rédaction finalement adoptée ajoute :

- À l’actuel article premier : « La loi favorise l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives. »

- À l’article 4 : « Ils [les partis politiques] contribuent à la mise en oeuvre du principe énoncé au dernier alinéa de l'article 3 dans les conditions déterminées par la loi. »12

w La loi constitutionnelle n°2008-724 du 23 juillet 2008 de modernisation des institutions de la Ve République modifie également l’article premier de la Constitution en ajoutant « ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales » à l’alinéa suivant : « La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives ». Ainsi, les lois favorisant l’accès des femmes aux responsabilités ne concernent plus aujourd’hui uniquement le terrain politique.

 

Les enjeux relatifs au partage à égalité du pouvoir – la parité – font également l’objet de saisines : en 2008, la réforme constitutionnelle étend le principe de parité au-delà des sphères politiques, en ajoutant « ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales » à l’alinéa suivant : « La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives ». La Question Prioritaire de Constitutionnalité (QPC), initiée par la Conférence des Présidents d’Université du 13 février 2015, questionne le principe de parité et sa mise en oeuvre face au principe d’égalité devant la loi16. Si le Conseil d’Etat a souvent fait primer le principe d’égalité sur le principe de parité, notamment dans son arrêt du 10 octobre 2013 sur le nombre de femmes dans les instances dirigeantes des fédérations sportives17, le Conseil Constitutionnel a, quant à lui, fait primer le principe de parité sur celui d’égalité. Il précise cependant, dans le cadre de sa jurisprudence du 13 février 2015, que la parité n’est « pas un droit ou une liberté que la Constitution garantit ; que sa méconnaissance ne peut donc pas être invoquée à l’appui d’une question prioritaire de constitutionnalité »18.

 

Si le bloc de constitutionnalité entend garantir à tous et toutes un certain nombre de droits fondamentaux, force est de constater que les droits des femmes sont souvent bafoués, du fait d’inégalités entre les femmes et les hommes encore importantes et se résorbant lentement.

 

Ce principe de consentement à l’impôt constitue le fondement démocratique des finances publiques. Le prélèvement de l’impôt n’est consenti que s’il sert en retour les citoyen.ne.s, à travers les budgets publics.

Les budgets publics sont des actes politiques qui reflètent les priorités économiques, sociales, culturelles, environnementales des pouvoirs publics et collectivités territoriales. Or, ces budgets ne tiennent pas, ou très peu, compte de leurs impacts en termes d’égalité entre les femmes et les hommes. Un service neutre en apparence, tel que la construction d’un complexe sportif ou d’une bibliothèque, bénéficiera sans doute de manière inégale aux femmes et aux hommes.

Comme le montrait le HCE dans son rapport relatif à la lutte contre les stéréotypes du 20 octobre 2014, la distribution de l’argent public peut en effet être biaisée par les stéréotypes et les rôles de sexe.

Alors que dans une ville de Haute-Garonne, les hommes représentent 60% des licencié.e.s de clubs sportifs, ils bénéficient de 73% des subventions de la municipalité, qui accorde à chacun 22,7 euros en moyenne, et 12,8 euros seulement par femme, soit un écart de 10 euros.

 

Si le HCE ne souhaite pas ré-écrire des textes anciens pour laisser visibles les traces de l’histoire de la lente reconnaissance des droits des femmes, il identifie néanmoins 3 leviers permettant une inscription pleine et entière de l’égalité femmes-hommes au coeur de la Constitution :

w Par la reconnaissance de l’égalité de toutes et tous devant la loi sans distinction de sexe ;

w Par l’usage d’un langage égalitaire entre les femmes et les hommes ;

w Par l’inclusion des femmes dans le sentiment de communauté politique en changeant partiellement la devise.

 

Ainsi que l’indique l’exposé des motifs de la proposition de loi constitutionnelle modifiant l'article premier de la Constitution pour y inscrire le principe d'égalité devant la loi sans distinction de sexe, déposée par les membres de la délégation aux droits des femmes du Sénat le 8 mars 2017 : « ce texte inscrit l'égalité des droits entre femmes et hommes non pas parmi les « droits inaliénables et sacrés » que possède « tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance », mais parmi les « principes politiques, économiques et sociaux » « particulièrement nécessaires à notre temps ».

Aussi, le HCE recommande de reconnaître le sexe comme un principe interdit de distinction au sein du peuple français.

Néanmoins, la reconnaissance de ce principe ne doit pas empêcher les mesures spécifiques de rattrapage, qu’il s’agisse des dispositions dites de parité, ou par exemple de protection de la maternité – considérée alors comme une condition nécessaire à la réalisation de l’égalité femmes-hommes et non pas comme une dérogation au principe d’égalité de traitement.

 

La parité est un outil autant qu’une fin visant le partage à égalité du pouvoir de représentation et de décision entre les femmes et les hommes. Elle est une exigence de justice et de démocratie. La parité ne doit pas se limiter à une représentation 50/50 dans les instances décisionnelles. Elle doit également permettre de s’interroger sur les conditions de travail, sur le partage des tâches, sur les stéréotypes sexistes, et sur l’ensemble des obstacles structurels qui empêchent les femmes de pouvoir pleinement exercer les fonctions à responsabilités pour lesquelles elles sont aussi compétentes que les hommes.

Les enjeux de parité sont aujourd’hui traités à l’article 1er, alinéa 2 de la Constitution, rédigé comme suit : « La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales. »

Si cette rédaction a permis l’écriture des lois dites de parité qui ont conduit à une amélioration notable de la place des femmes dans les sphères politiques, économiques et sociales, elle n’est néanmoins pas suffisante.

Dans une décision du 24 avril 2015, le Conseil constitutionnel a indiqué en effet que « l'objectif de parité prévu par le second alinéa de l'article 1er de la Constitution ne constitue pas un droit ou une liberté que la Constitution garantit et n'est donc pas invocable à l'appui d'une Question Prioritaire de Constitutionnalité (QPC) 29». La parité est en fait un « objectif » auquel l’on peut parvenir par différents moyens. Ce n'est pas un principe à valeur constitutionnelle dont chacun ou chacune puisse se prévaloir.

Pour faire de la parité – c’est-à-dire le partage à égalité du pouvoir – un principe constitutionnel, le HCE recommande d’adopter deux amendements à l’article premier de la Constitution :

 

1. En remplaçant « favoriser » par « garantir »

Aujourd’hui, en dépit des dispositifs paritaires existants, les assemblées politiques ne sont pas encore toutes constituées à égalité de femmes et d’hommes. Ainsi, si les partis politiques ont l’obligation de présenter autant de

femmes que d’hommes pour les élections législatives, l’Assemblée nationale est composée seulement à 38,7% de femmes et le Sénat à 31,6%.

La parité est loin d’être atteinte dans un grand nombre de domaines. C’est pourquoi il est important que la Constitution porte cet objectif, et qu’aucun recul ne soit possible.

 

2. En ajoutant que « la loi favorise le partage à égalité entre les femmes et les hommes », pour passer d’un partage des places à un partage effectif du pouvoir même, les hommes continuent d’être majoritaires parmi les délégations généralement perçues comme plus complexes, plus valorisées et source d’un plus grand pouvoir politique

- comme celles des finances, de l’aménagement du territoire ou de l’urbanisme par exemple - alors que les femmes le sont sur des délégations considérées comme moins prestigieuses, par exemple, la petite enfance ou la famille.

L’objectif de parité ne se borne pas au simple accès aux mandats électoraux, fonctions électives et responsabilités professionnelles et sociales, mais vise l’exercice du pouvoir à égalité avec les hommes.

Recommandation n°5 :

Garantir le partage du pouvoir (partage réel des postes et également des responsabilités) entre les femmes et les hommes dans toutes organisations politiques, professionnelles et sociales, en modifiant l’alinéa 2 de l’article 1 ainsi : « La loi favorise garantit l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives et favorise le partage à égalité entre les femmes et les hommes des ainsi qu’aux responsabilités politiques, professionnelles et sociales. »

 

b. En rendant visible cet objectif pour les nominations prévues par la Constitution

La Constitution encadre certaines nominations, notamment, le gouvernement, les emplois civils et militaires, la commission indépendante, les commissions permanentes à l’Assemblée nationale et au Sénat, la commission mixte paritaire, la commission d’enquête, le Conseil constitutionnel, le Conseil supérieur de la magistrature, la Haute Cour,

la Cour de Justice de la République, le Conseil économique, social et environnemental, le.la Défenseur.euse des Droits, l’administration des collectivités territoriales, l’assemblée délibérante unique, les institutions des collectivités d’outre-mer, la commission chargée des affaires européennes au sein de chaque assemblée parlementaire.

Afin de rendre visible l’objectif de parité – en cohérence avec l’objectif énoncé ci-avant – le HCE recommande d’instaurer une règle paritaire valable pour toutes les nominations encadrées par la Constitution.

 

Recommandation n°6 :

Garantir un réel partage du pouvoir entre les femmes et les hommes pour chacune des nominations prévues par la Constitution, en précisant pour chaque article prévoyant des nominations que « L’écart entre le nombre de femmes et d’hommes nommé.e.s ne doit pas être supérieur à 1 » (telle que la nomination du Gouvernement prévue à l’article 8 ; les nominations des préfètes et des préfets ou celle des ambassadeurs et des ambassadrices à l’article 13 ; les nominations des membres du Conseil Constitutionnel à l’article 56 ; ainsi qu’aux articles 25, 46, 45, 51-2, 65, 71, 71-1 et 88-4).

 

La budgétisation sensible au genre (ou « gender budgeting ») est définie comme la « mise en oeuvre de l’intégration de la dimension de genre dans la procédure budgétaire, ce qui comporte une évaluation des budgets fondée sur le genre en englobant la perspective de genre à tous les niveaux de la procédure budgétaire et en restructurant les

recettes et les dépenses de manière à promouvoir l’égalité de genre »32.

La budgétisation sensible au genre contribue à renforcer l’égalité entre les femmes et les hommes, en permettant d’intégrer une dimension de genre de manière transversale, par le budget. C’est un « moyen efficace pour impliquer toutes les administrations dans la production de politiques »33 d’égalité. Cela permet d’avoir une vision claire des politiques financées par les autorités publiques.

La budgétisation sensible au genre permet aussi « une utilisation plus efficace et ciblée des ressources publiques ».

C’est un fonctionnement « orienté résultat » qui se focalise sur les impacts des politiques publiques, et non sur l’augmentation ou la diminution du budget de l’année précédente. Le budget est élaboré en fonction des buts poursuivis par les politiques publiques, avec une évaluation des résultats à l’issue du cycle budgétaire, pour mesurer l’efficacité des moyens et stratégies mis en place. La budgétisation sensible au genre « accroît la transparence des budgets car il identifie les bénéficiaires des fonds »34

Nous avons déjà eu l'occasion dévoquée le  "Laboratoire de l’égalité" sans distinction de sexe quand ont connaît le féministe ses normes, son idéologie, l'aspect de rendre obligatoire,... . Sur le site nous avons déjà  recensé plusieurs actions féministes c'est toujours la même approche un dernier rappel comme idinquer dans l'article la parité c'est une distinction de sexe comme toutes les mesures qui entourent cette norme qui ne doivent pas être oubliées.

http://www.leparisien.fr/politique/richard-ferrand-veut-inscrire-l-egalite-hommes-femmes-dans-la-constitution-26-06-2018-7794942.php#xtor=AD-32280599

Un nouveau pas vers la parité ? Invité sur Europe 1 ce mardi, Richard Ferrand, chef de file des députés La République en marche (LREM), a annoncé qu’il allait proposer d’inscrire dans la Constitution « l’égalité devant la loi sans distinction de sexe ». « Je crois que si l'on veut être fidèle à cette grande cause du quinquennat qu'est l'égalité femmes-hommes, l'idée de dire que l'égalité devant la loi est assurée sans distinction de sexe pourrait être un ajout utile », a-t-il ajouté. L’examen du projet de révision constitutionnelle à l’Assemblée débute ce mardi.

En décembre dernier, un « appel citoyen » en ce sens ayant recueilli près de 3 000 soutiens avait déjà été lancé par le Laboratoire de l’égalité. L’association avait alors suggéré « la modification de l’article 1er de la Constitution pour y inscrire le principe irrévocable d’égalité devant la loi sans distinction de sexe ».

 

Un autre article dont nous avons extrait quelque passage sur le changement de la langue (féminisation des mots, la grammaire,...) :

L'idéal égalitaire voudrait que l'appellation d'une fonction fût neutre. Il n'en est pourtant rien. En français, le masculin et le féminin s'opposent et existent pour des raisons précises. Claude Duneton (2005-2012) revenait sur ces questions de genre dans l'une de ses chroniques. La voici.

Les discussions grammaticales sont bien évidemment le reflet de préoccupations profondes au sein de la société. Le chahut périodique fait autour de la féminisation des titres et des professions traduit un malaise, du moins une inquiétude sur la personne humaine. Le débat se situe au-delà des notions un peu exaspérantes en l'occurrence de conservatisme et de modernisme: il met en lumière le besoin impérieux de neutralité qui se fait jour dans le monde contemporain, et d'un autre côté la nature profondément sexuée de la langue française.

La structure du français vient du latin vulgaire qui se développa dans la basse romanité, avec l'abandon de l'écrit et par le frottement de multiples idiomes florissant chez les «barbares»... Or le latin classique, semblablement à la plupart des langues, connaissait un genre neutre qui ne s'est pas perpétué dans le latin vulgaire. La plupart des noms neutres se trouvèrent basculés dans le masculin, une situation de fait que l'ancien français hérita naturellement.

 

Cet aspect sexué crée aujourd'hui une tension interne alors que le monde occidental aspire à gommer les différences entre homme et femme. L'idéal égalitaire voudrait que l'appellation d'une fonction fût neutre. Les langues qui possèdent un genre neutre sont favorisées à ce jeu-là ; le monde anglo-saxon, où le politicaly correct tourne à l'obsession, place tous ses efforts dans l'effacement grammatical des genres, au prix d'acrobaties syntaxiques qui défient parfois le bon sens. Dans un imprimé d'enquête avant embauche, où le «demandeur» d'emploi est nommé applicant (neutre, ou épicène), l'une des questions est rédigée ainsi: Did the applicant leave your employ of their own accord (La personne postulante a-t-elle quitté l'emploi de leur propre chef?).

http://www.lefigaro.fr/langue-francaise/expressions-francaises/2017/09/01/37003-20170901ARTFIG00013-pourquoi-la-langue-sexuee-pose-t-elle-un-probleme.php

 

Avec les deux articles ci-dessus nous allons oublier l'école :

Les professeurs des écoles contactés sont sûrs d'eux: il s'agirait d'une première. Le manuel Magellan et Galilée Questionner le monde, destiné aux élèves de CE2 et publié en mars 2017 par Hatier, promeut «l'écriture inclusive», défendue par certaines féministes. Ceci consiste à inclure le féminin, entrecoupé de points, dans tous les noms, comme dans «mes ami.e.s».

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/09/22/01016-20170922ARTFIG00300-un-manuel-scolaire-ecrit-a-la-sauce-feministe.php

 

"L'écriture inclusive est un cas d'école. Depuis que la question est revenue sur le devant de la scène –l'envie d'une «réforme féministe du langage» aura notamment connu une relative heure de gloire à la fin des années 1970, avec des «séminaires» antisexistement remplacés en «ovulaires», pour ne donner qu'un seul et pittoresque exemple–, difficile de ne pas renifler l’âcreté de la guerre de tranchées. Soit vous êtes pour, soit vous êtes un affreux réactionnaire, nostalgique du temps béni des colonies et de l'époque où maman maîtrisait à la fois l'art du soufflé, du chignon banane et de la fermeture bien serrée de sa bouche (sauf pour pouffer aux plaisanteries forcément dégueulasses de papa avant d'aller lui cimenter le couple en pensant très fort à l'Angleterre)."

 

"Pour le dire autrement: le traitement des inégalités hommes/femmes qu'est censée représenter l'écriture inclusive se fonde sur un mauvais diagnostic des rapports entre langue et vision du monde. Une méprise née d'un contresens patent sur un phénomène langagier et de l'exploitation indue d'une théorie linguistique périmée. Le tout signant l'hermétisme d'une partie des sciences sociales aux connaissances produites par d'autres champs disciplinaires –neurosciences, sciences cognitives, génétique comportementale, psychologie évolutionnaire, entre autres– et son ignorance de l'obsolescence de certaines de ses très chéries théories."

http://www.slate.fr/story/152102/ecriture-inclusive-marchera-jamais

 

« Quand les bornes sont franchies, il n’y a plus de limites ». Cette forte sentence du Sapeur Camember, autrefois citée par le président Pompidou lors d’une conférence de presse élyséenne, vient tout naturellement à l’esprit quand on se penche sur la question de l’écriture dite inclusive et sur la proscription de l’accord au masculin. Ces bornes qui sont franchies, ce sont celles de la déraison. Ce qui donne matière à réflexion, au-delà des acrobaties graphiques, c’est le fait qu’elles soient prises au sérieux, au point même de susciter un communiqué de l’Académie française, qui dénonce un « péril mortel » pour la langue. Nous sommes en présence d’une sorte de phénomène social qui illustre bien certaines déviances de notre époque.

L’objectif de l’écriture « inclusive » est d’assurer une égalité des représentations entre les femmes et les hommes. Le moyen, c’est de faire apparaître explicitement et systématiquement, dans la forme et dans la structure des mots que l’on écrit, la présence des femmes à égalité avec les hommes. La représentation graphique, toujours compliquée (l’indulgent•e lecteur•rice), est encore plus acrobatique au pluriel, où l’s est ajouté après un point médian : les lecteur•rice•s.

Dans l’histoire de la langue, cette fantaisie représente un phénomène radicalement inédit : la tentative, de la part d’une force extérieure, l’idéologie féministe, d’imposer à la langue, par une sorte de coup de force, des règles structurelles, de façon à l’instrumentaliser au détriment de sa nature profonde.

https://www.valeursactuelles.com/societe/lecriture-inclusive-est-un-procede-visee-totalitaire-90579